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Résistance PHYSIOLOGIQUE à l'insuline

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Bonjour à tous ! 

Je m'appelle Eva, j'ai 44 ans je suis en bonne santé et j'ai une alimentation pauvre en glucides depuis mars 2019, soit presque 2 ans. 

Est ce que quelqu'un ici a déjà entendu parler de la resistance physiologique à l'insuline. Je ne trouve que peu d'information à ce sujet. 

Je précise bien que je ne parle pas de l'insulino-resistance pathologique.

Là il s'agirait d'un moyen d'adaptation du métabolisme à la pénurie de glucides, qui qui aurait pour effet d'élever la glycémie afin d'alimenter en glucose les organes nécessiteux. 

Je me pose cette question car après  2 ans d'alimentation cetogène, ma glycémie tend à être un peu plus élevée qu'au départ sans que j'aie changé mes habitudes... Tout en restant dans une fourchette  très acceptable quand même. Je ne me fais pas de souci, c'est juste de la curiosité sur cette observation que je fais depuis quelques mois maintenant... 

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Le 29/01/2021 at 02:48, Salamandrefire a dit :

Bonjour à tous ! 

Je m'appelle Eva, j'ai 44 ans je suis en bonne santé et j'ai une alimentation pauvre en glucides depuis mars 2019, soit presque 2 ans. 

Est ce que quelqu'un ici a déjà entendu parler de la resistance physiologique à l'insuline. Je ne trouve que peu d'information à ce sujet. 

Je précise bien que je ne parle pas de l'insulino-resistance pathologique.

Là il s'agirait d'un moyen d'adaptation du métabolisme à la pénurie de glucides, qui qui aurait pour effet d'élever la glycémie afin d'alimenter en glucose les organes nécessiteux. 

Je me pose cette question car après  2 ans d'alimentation cetogène, ma glycémie tend à être un peu plus élevée qu'au départ sans que j'aie changé mes habitudes... Tout en restant dans une fourchette  très acceptable quand même. Je ne me fais pas de souci, c'est juste de la curiosité sur cette observation que je fais depuis quelques mois maintenant... 

Bonjour et bienvenue!  Oui tout à fait  nous en avons (moi) beaucoup parlé l'an passé ou même il y a deux ans.. C'est tout à fait exact, j'ai passé beaucoup de temps dans cette zone.  Il y a deux sortes de théories-  ceux qui disent que le corps s'adapte  de manière trop inflexible et coupe les canaux de l'insuline, et ceux qui considèrent que si ce phénomène se passe alors il y a toujours des problèmes sous-jacents qui bloquent en fait la parfaite adaptation de long terme.

J'espère que cela vous éclaire... comme je le dis cherchez sur le forum, des posts à mon nom j'en ai pas mal parlé... En fait mon corps est adapté, mais dans un adaptation assez inflexible qui me donnait cela, je suis en train d'essayer d'apprendre à mon corps à être plus flexible,  en rajoutant des miniportions glucides pour réduire cette inflexibilité.

Dans les faits et vous rechercherez dans le forum, j'ai posté des graphiques, qui montrent que du point de vue de la recherche- il y a toutes les combinaisons possibles- et que la glycémie le plus bas n'est pas forcément  un signe d'adaptation. Il y aurait trois types de corps (3): ceux qui ne s'adaptent jamais, ceux qui s'adaptent parfaitement et sont flexibles, et ceux qui s'adaptent inflexiblement et donc voient avec le temps leurs gly à jeun augmenter. C'est un fait connu - parfois lié avec le dawn effect ( effet de l'aube) ou d'autres aspects physiologiques non encore élucidés.

Bien à vous  Nina

 

Modifié par Nina
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Merci pour votre réponse , Nina ! 

J'avais déjà tenté une recherche sur ce forum avant  de faire mon post avec les termes " résistance physiologique insuline"  mais ça ne m'a rien donné.  Peut-être donnez-vous un autre nom à ce phénomène ? 

En tout cas ça va me faire de quoi explorer ! Super ! 

Eva 

 

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Le 29/01/2021 at 14:45, Salamandrefire a dit :

Merci pour votre réponse , Nina ! 

J'avais déjà tenté une recherche sur ce forum avant  de faire mon post avec les termes " résistance physiologique insuline"  mais ça ne m'a rien donné.  Peut-être donnez-vous un autre nom à ce phénomène ? 

En tout cas ça va me faire de quoi explorer ! Super ! 

Eva 

 

Je vais essayer de retrouver certains posts; oui probablement c'est dû à la terminologie.. et beh je n'arrive plus à les retrouver.. probablement dans les mails, de réponse aux uns et aux unes..

Vous pouvez chercher sous les termes- effet de l'aube (dawn effect) et "physiological insuline resistance"  dans l'internet.

Donc en gros- le cortisol monte le matin pour nous réveiller et provoque une bouffée d'insuline qui réduit les cétones.. Pourquoi cela se produit?  Tous les gens doivent se réveiller, mais l'impact sur la glycémie est variable- chez tout le monde cet effet se manifeste plus ou moins car, mais chez certains il est très fort.

Deuxième question. Pourquoi alors que vous êtes depuis longtemps en céto et que cela se met à descendre? Il y a plein de gens qui vivent cela et pour l'instant aucune explication crédible n'est donnée chez qui que ce soit.. il semble je crois que nous ne soyons pas égaux dans la céto! Et en particulier, que certains corps deviennent plus  experts à user des cétones... mais franchement personne ne donne de raisons crédibles... 

Ah j'ai retrouvé un truc..

Carnet de bord de Bibou - Page 9 - Carnet de bord - Forum-cetogene.com (forum-cetogene.com) Post à mon nom étude Virta

 

Modifié par Nina
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C'est interessant ! 

Il y a plusieurs choses qui m'interpellent :

- moi aussi j'ai diminué un peu le gras au bout d'un moment... Et peut être eu tendance  manger plus de protéines. Alors quand je dis que mes habitudes n'ont pas changé depuis le début, ça n'est peut être pas tout à fait vrai... Bon, rien de radical tout de même. 

- pour moi, la céto-adaptation n'est pas une affaire de chiffres. Je suis persuadée que le métabolisme et la nature en général sont bien plus complexes et subtils que ça !  Quand j'entends dire que pour être céto-adapté, les chiffres doivent être compris entre tant et tant, ça me parait très rigide. Sans parler des différences parfois énormes qu'il y a entre chaque individu... Ça ne peut que fluctuer.  Bon par contre je reconnais qu'il faut bien une base pour définir le principe de cétose, mais c'est forcement flexible ! 

Céto-adapté pour moi ça veut dire que  sans manger de glucides on est en super forme au quotidien, et qu'on peu facilement retrouver la cétose en cas d'écart sucré, et ce sans aucun symptôme transitoire. 

J'ai souvent lu , et ça me parait plutôt logique, qu'au bout d'un certain temps d'alimentation faible en sucre,  le taux de cétones sanguin chute car il est utilisé pour fabriquer l'énergie dont le corps a besoin, donc l'adaptation s'est bien faite puisque c'est bien ce que l'on recherche.  Je trouve ça  convaincant . D'ailleurs d'après le graphique que j'ai vu dans ton lien, c'est de cette manière que ça évolue chez une majorité de gens.  

En ce qui me concerne, mon taux de cétones sanguin fluctue entre 0.5 et 1.8 . Il a quelques fois été plus haut au tout début  du changement alimentaire . Ma glycémie à jeun était toujours en dessous de 0.80 avant et maintenant il arrive assez régulièrement qu'elle soit entre 0.8 et 0.9, sans que j'aie mangé une raclette a veille  😁

De mon côté, j'ai trouvé ça ( voir la fin de l'article, paragraphe sur les régimes faibles en glucides) :

https://therapeutesmagazine.com/resistance-a-l-insuline/

Et ça , fin de l'article aussi :

https://www.reseauleo.com/régime-cétogène-cyclique-et-cétose-douce-par-le-réseau-leo/

C'est intéressant mais pas assez approfondi, dommage... 

A bientôt 

Eva

 

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il y a 16 minutes, Salamandrefire a dit :

Et peut être eu tendance  manger plus de protéines.

Les protéines... il suffit de peu pour passer la limite et up la glycémie..

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Il y a 15 heures, Salamandrefire a dit :

C'est interessant ! 

Il y a plusieurs choses qui m'interpellent :

- moi aussi j'ai diminué un peu le gras au bout d'un moment... Et peut être eu tendance  manger plus de protéines. Alors quand je dis que mes habitudes n'ont pas changé depuis le début, ça n'est peut être pas tout à fait vrai... Bon, rien de radical tout de même. 

- pour moi, la céto-adaptation n'est pas une affaire de chiffres. Je suis persuadée que le métabolisme et la nature en général sont bien plus complexes et subtils que ça !  Quand j'entends dire que pour être céto-adapté, les chiffres doivent être compris entre tant et tant, ça me parait très rigide. Sans parler des différences parfois énormes qu'il y a entre chaque individu... Ça ne peut que fluctuer.  Bon par contre je reconnais qu'il faut bien une base pour définir le principe de cétose, mais c'est forcement flexible ! 

Céto-adapté pour moi ça veut dire que  sans manger de glucides on est en super forme au quotidien, et qu'on peu facilement retrouver la cétose en cas d'écart sucré, et ce sans aucun symptôme transitoire. 

J'ai souvent lu , et ça me parait plutôt logique, qu'au bout d'un certain temps d'alimentation faible en sucre,  le taux de cétones sanguin chute car il est utilisé pour fabriquer l'énergie dont le corps a besoin, donc l'adaptation s'est bien faite puisque c'est bien ce que l'on recherche.  Je trouve ça  convaincant . D'ailleurs d'après le graphique que j'ai vu dans ton lien, c'est de cette manière que ça évolue chez une majorité de gens.  

En ce qui me concerne, mon taux de cétones sanguin fluctue entre 0.5 et 1.8 . Il a quelques fois été plus haut au tout début  du changement alimentaire . Ma glycémie à jeun était toujours en dessous de 0.80 avant et maintenant il arrive assez régulièrement qu'elle soit entre 0.8 et 0.9, sans que j'aie mangé une raclette a veille  😁

De mon côté, j'ai trouvé ça ( voir la fin de l'article, paragraphe sur les régimes faibles en glucides) :

https://therapeutesmagazine.com/resistance-a-l-insuline/

Et ça , fin de l'article aussi :

https://www.reseauleo.com/régime-cétogène-cyclique-et-cétose-douce-par-le-réseau-leo/

C'est intéressant mais pas assez approfondi, dommage... 

A bientôt 

Eva

 

Coucou et bienvenue Eva (c'est quand même plus court que salamandrefire!!!)

Merci pour cette réponse hyper intéressante... je dois dire que je suis  beaucoup sur la même ligne que toi!!! Et le même vécu  cétones, ma Gly était pire... très important effet d'aube, maintenant bien atténué.. je me demandais si je n'étais pas en prédiabète... mais non je n'étais que hyper super trop stressée en continu.

1. La dérive des macros-

Bon- il ne faut pas exagérer- quand on sait

a) qu'on est en cétose parfaite que peu de temps dans la journée

b) au moindre mouvement de sport important on fait de la néoglucogénèse..

Je ne suis pas certaine que cela soit le problème le plus répandu. Oui il y a des dérives, mais sans dérives les choses peuvent se passer ainsi aussi. C'est cela qui est intéressant... les dérives se corrigent, les non-dérives non, c'est bien plus complexe.

En ce qui me concerne. j'étais hyper stricte pendant 4 ans. Moins de 5 grammes de Glucides bruts (pas nets! Pas de soustraction des fibres).. et protéines vu mon problème d'histamine c'était 35-40g par jour maximum souvent plutôt moins; mais plutôt du genre stressée et donc GNG . J'ai remarqué ces effets chez moi assez rapidement baisse des cétones par rapport à un âge d'or!

Etant soumise à beaucoup de stress, j'avais un fort effet de l'aube qui "mettait ma glycémie à jeun" en dehors des bornes proposées par deux coach influenceuses une US SPerson et l'autre F (ancienne coachée par l'américaine) Sketo- à savoir <=4.4mmol/l Gly à jeun et Cétones [1.8mmol/l-3mmol/l]. Le matin catastrophique, mais la journée des glycémie souvent très basses, dans les bornes, et des cétones (aussi suite à l'alimentation) plutôt élevées. 

Alors pendant longtemps j'avais du mal à dire si j'étais sujette à cet effet d'aube.. comment séparer l'effet du cortisol  le matin et le développement d'une résistance physiologique dont j'avais entendu parler?

 J'ai également remarqué que le taux de cétones diminuait au fur et à mesure que je poursuivais cette approche- très stricte. Je devenais encore plus stricte et le taux de cétone se réduisait. Au final au jugé j'ai conclu que oui résistance physiologique en cours.. et personnellement je me suis dite ce n'est pas bon- je souhaite une flexibilité métabolique.  Aurai-je trop stressé mon corps?

 2. Des spécificités individuelles.

a) la coach américaine disait au début (il y a plusieurs années); si vous avez des affections de type suivant (intestinales, digestives, autres thyroïde, etc., etc., sommeil etc etc.) soignez-vous d'abord avant de commencer la céto! Car la céto ne les soigne pas et ces affections freinent ou carrément empêchent la vraie adaptation. Elle définit l'adaptation comme un mixte de paramètres quantitatifs Glyc à jeun stable <= 4.2 et  Cétones [1.8mmol/l-3mmol/l]) et qualitatifs. Le qualitatif dit-elle est encore plus important que le quantitatif. Elle poursuit que d'ailleurs même si les chiffres sont bons cela ne signifie pas être adapté, car la corrélation est faible entre facteurs qualitatifs et quantitatifs.

Elle se fonde sur sa clientèle et ce qu'elle voit. 

En parcourant les forums, j'ai également vu des témoignages de gens, qui n'y arrivaient pas avec son coaching et qui avaient jeté l'éponge. Leurs "normes " étaient à des niveau de Gly à jeun systématiquement plus hautes  >4.4-5.4< et/ou des cétones à jeun plus basses- et/ou ils avaient des pathologies qui ne se soignent pas, du coup, leur adaptation ne pouvait aller plus loin et in fine ça ne marchait plus avec la coach, celle-ci les accusant de ne pas faire tout ce qu'il fallait, comme il fallait.... Depuis elle a mis de l'eau dans son vin et conseille des approches low-carb  pour des gens avec des pathologies insoignables en reconnaissant que cette diète ne va pas forcément fonctionner pour chacun- ce que je trouve raisonnable. 

b) d'autres médecins et chercheurs sont moins dogmatiques sur les critères quantitatifs, connaissent plus de choses en termes de métabolisme. Ils disent que la cétose adaptée peut être accompagnée de Gly à jeun >4.4-5.4< et/ou des cétones à jeun plus basses. Ils sont plus souvent en contact avec des diabétiques type 2, et, indiquent que sur cette population ayant développé le D type 2 ce serait la moyenne. Leur optique c'est la stabilisation du diabète type 2. Ils sont plus orienté diabète et moins optimisation du corps comme les coachs. Pour eux donc la stabilisation du mécanisme insuline/glycémie est le focus.

Ils notent aussi que nombre de D2 ne réussissent pas sur le cétogène.

Ces personnes réussissent parfois sur un régime fort en glucides et bas en graisse.. comme quoi le dogmatisme en matière d'alimentation est un non-sens.  Un autre médecin, lui réussit, également à stabiliser les D2 sous des régimes low fat high carbs, comme quoi le dogmatisme en cette matière semble également vain..  une personne ayant le diabète sera heureuse de stabiliser ses symptômes que ce soit sous une diète céto ou fructivore comme avec cet autre médecin.. n'en déplaise aux dogmatiques  de la céto.

c) des coachs américains, différent de la première, aussi orientés vers l'optimisation de la performance du corps, sont plus nuancés et sur leurs consultations remarquent que les niveaux de Gly a jeun/ cétones à jeun etc. sont variables et dépendent de la santé inhérente du métabolisme. Ils remarquent que chez certaines femmes d'autres mécanismes font que la perte de masse grasse est moins frappante, que l'adaptation peut être moins profonde, voir ne jamais vraiment être atteinte.

Mais de manière générale les catégories b) et c) indiquent qu'en moyenne  sur leurs échantillons ceux qui satisfont aux critères quantitatifs cités par a) sont rares.

C'est pourquoi je ne pense pas que le respect strict de macros soit une condition  suffisante de protection du développement de contexte sous-optimaux dont l'inflexibilité cétogène, à savoir la résistance physiologique à l'insuline.

Sur la base de qui j'ai écouté surtout a) au départ j'ai donc pensé que mes données pas du tout dans ces bornes, indiquaient que je n'étais pas adaptée et ce depuis 4 ans. J'ai suivi une diète très stricte, peut être trop stricte très axée sur les recommandations de a) en réduisant les légumes que je supporte mal (à présent elle ne jure que par le carnivore céto qu'elle nomme avovore -avec avocat, mais voilà ça pour le coup qui serait censé aider ceux avec problèmes d'histamine, s'avère très problématique..).. avec le temps mes problèmes d'histamine déjà graves se sont péjorés, puisque je supporte mal beaucoup de légumes ..  donc retour à la case départ que faire et surtout que faire si je deviens aussi inflexible physiologiquement au glucides ( résistance physio à l'insuline)? Problème.

Je  pense toujours que a) doit avoir raison dans le fond du fond, c'est à dire que mes pathologies intestinales et un SAMA- (syndrome d'activation mastocytaire) empêchent une adaptation profonde, .. .. ces choses ne se soignant pas.. et bien mes données ne changeront pas et seront pas dans les bornes. 

Mais de surcroît, je me suis vraiment demandé si en suivant une diète ultra stricte j'ai possiblement développé une résistance physiologique à l'insuline (intolérance aux glucides) en plus puisque d'autres choses bloquent pour une adaptation profonde- malabsorption du gras à cause d'un intestin peu performant. Cette résistance physiologique aurait pour effet de faire monter ma glycémie à jeun sur le long terme... ah non alors.

La pathologie intestinale empêchant l'absorption totale des graisses et d'autres nutriments, la problématique SAMA en particulier ultra sensibilité à l'histamine étant absolument activée par cette approche dont le choix d'aliments est orienté vers les aliments qui libèrent le plus d'histamine ( à moins de ne manger que du gras), activant une inflammation en permanence, et péjorant ensuite les intestins. cercle vicieux.

Cette résistance physiologique m'a paru une chose peu désirable.

J'ai donc entrepris de faire entrer plus de glucides, quitte à réduire le niveau de cétones- pour rééduquer mon corps. Les cétones, j'en produit sans doute beaucoup beaucoup, mais en perds le 3/4 d'où une mesure sanguine faible. 

Résultat 1: ma glycémie s'est mieux stabilisée- plus de glucides semble aussi réduire la réaction histaminique!   A présent je mise sur une stratégie d'approche pour mes pathologies et je pense que je réduit aussi de ce fait cette résistance physiologique que je m'étais créée.

Voila, Bien cordialement Nina

 

 

Modifié par Nina
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Il y a 4 heures, Nina a dit :

Coucou et bienvenue Eva (c'est quand même plus court que salamandrefire!!!)

Merci pour cette réponse hyper intéressante... je dois dire que je suis  beaucoup sur la même ligne.

1. la dérive des macros-

Bon- il ne faut pas exagérer- quand on sait

a) qu'on est en cétose parfaite que peu de temps dans la journée

b) au moindre mouvement de sport important on fait de la néoglucogénèse..

Je ne suis pas certaine que cela soit le problème le plus répandu. Oui il y a des dérives, mais sans dérives les choses peuvent se passer ainsi. C'est cela qui est intéressant... les dérives se corrigent, les non-dérives non.

En ce qui me concerne. j'étais hyper stricte pendant 4 ans. Moins de 5 grammes de Glucides bruts (pas nets! Pas de soustraction des fibres).. et j'ai remarqué ces effets chez moi assez rapidement.

Etant soumise à beaucoup de stress, j'avais un fort effet de l'aube qui "mettait ma glycémie à jeun" en dehors des bornes proposées par deux coach influenceuses une US SPerson et l'autre F (ancienne coachée par l'américaine) Sketo- à savoir <=4.4mmol/l Gly à jeun et Cétones [1.8mmol/l-3mmol/l]. Le matin catastrophique, mais la journée des glycémie souvent très basses, dans les bornes, et des cétones (aussi suite à l'alimentation) plutôt élevées.  Alors pendant longtemps j'avais du mal à séparer l'effet du cortisol et le développement d'une résistance physiologique dont j'avais entendu parler. J'ai également remarqué que le taux de cétones diminuait au fur et à mesure que je poursuivais cette approche- très stricte. Je devenais encore plus stricte et le taux de cétone se réduisait. J'ai conclu oui résistance physiologique en cours pas bon.

 2. Des spécificités individuelles.

a) la coach américaine disait au début- si vous avez des affections (intestinales, digestives, autres, sommeil etc etc.) soignez-vous d'abord avant de commencer le céto! Car la céto ne les soigne pas et ces affections freinent la vraie adaptation. Elle définit l'adaptation comme un mixte de paramètres quantitatifs Glyc à jeun stable <= 4.2 et  Cétones [1.8mmol/l-3mmol/l]) et qualitatifs. Le qualitatif dit elle est encore plus important que le quantitatif. Elle poursuit que d'ailleurs même si les chiffres sont bons cela ne signifie pas être adapté, car la corrélation est faible entre facteurs qualitatifs et quantitatifs.

Elle se fonde sur sa clientèle et ce qu'elle voit. 

En parcourant les forums, j'ai également vu des témoignages de gens qui n'y arrivaient pas avec son coaching et qui avaient passé l'éponge. Leurs "normes étaient"  à des niveau de Gly à jeun systématiquement plus hautes  >4.4-5.4< et/ou des cétones à jeun plus basses- et(ou ils avaient des pathologies qui ne se soignent pas. Du coup, leur adaptation ne pouvait aller plus loin et in fine ça ne marchait plus avec la coach, celle-ci les accusant de ne pas faire tout comme il fallait.... Depuis elle a mis de l'eau dans son vin et conseille des approches low-carb et pas céto pour des gens avec des pathologies insoignables en reconnaissant que cette diète ne va pas forcément fonctionner pour chacun- ce que je trouve raisonnable. 

b) d'autres médecins et chercheurs sont moins dogmatiques sur les critères quantitatifs, connaissent plus de choses en termes de métabolisme. Ils disent que la cétose adaptée peut être accompagnée de Gly à jeun >4.4-5.4< et/ou des cétones à jeun plus basses. Ils sont plus souvent en contact avec des diabétiques type 2, et, indiquent que sur cette population ayant développé le D type 2 ce serait la moyenne. Leur optique c'est la stabilisation du diabète type 2. Ils sont plus orienté diabète et moins optmisation du corps comme les coachs. Pour eux donc la stabilisation du mécanisme insuline/glycémie est le focus. Ils notent aussi que nombre de D2 ne réussissent pas sur le cétogène.

Ces personnes réussissent parfois sur un régime fort en glucides et bas en graisse.. comme quoi le dogmatisme en matière d'alimentation est un non-sens. Autre médecin qui réussit à stabiliser les D2 sous des régimes low fat high carbs.

c) des coachs américains différent de la première, aussi orientés vers l'optimisation de la performance du corps, sont plus nuancés et sur leurs consultations remarquent que les niveaux de Gly a jeun/ cétones à jeun etc. sont variables et dépendent de la santé inhérente du métabolisme. Ils remarquent que chez certaines femmes d'autres mécanismes font que la perte de masse grasse est moins frappante, que l'adaptation peut être moins profonde.

Mais de manière générale les catégories b) et c) indiquent qu'en moyenne  sur leurs échantillons ceux qui satisfont aux critères quantitatifs cités par a) sont rares. C'est pourquoi je ne pense pas que le respect strict de macros soit une condition  suffisante de protection du développement de contexte sous-optimaux dont l'inflexibilité cétogène, à savoir la résistance physiologique à l'insuline.

Sur la base de qui j'ai écouté surtout a) au départ j'ai donc pensé que mes données pas du tout dans ces bornes, indiquaient que je n'étais pas adaptée et ce depuis 4 ans. J'ai suivi une diète très stricte, peut être trop stricte très axée sur les recommandations de a) en réduisant les légumes que je supporte mal.. avec le temps mes problèmes d'histamine déjà graves se sont péjorés.

Je  pense toujours que a) doit avoir raison dans le fond du fond, c'est à dire que mes pathologies intestinales et un SAMA- (syndrome d'activation mastocytaire) empêchent une adaptation profonde, .. .. ces choses ne se soignant pas.. et bien mes données ne changeront pas et seront pas dans les bornes. 

Mais de surcroît, je me suis vraiment demandé si en suivant une diète ultra stricte j'ai possiblement développé une résistance physiologique à l'insuline en plus puisque d'autres choses bloquent pour une adaptation profonde- malabsorption du gras à cause d'un intestin peu performant . La pathologie intestinale empêchant l'absorption totale des graisses et d'autres nutriments, la problématique SAMA en particulier ultra sensibilité à l'histamine étant absolument activée par cette approche dont le choix d'aliments est orienté vers les aliments qui libèrent le plus d'histamine ( à moins de ne manger que du gras), activant une inflammation en permanence, et péjorant ensuite les intestins. cercle vicieux.

Cette résistance physiologique m'a paru une chose peu désirable.

J'ai donc entrepris de faire entrer plus de glucides, quitte à réduire le niveau de cétones- pour rééduquer mon corps. Les cétones j'en produit sans doute beaucoup beaucoup, mais en perdait le 3/4 d'où une mesure sanguine faible.

 

Résultat 1: ma glycémie s'est mieux stabilisée- plus de glucides semble aussi réduire la réaction histaminique!   A présent je mise sur une stratégie d'approche pour mes pathologies et je pense que je réduit aussi de ce fait cette résistance physiologique que je m'étais créée.

Voila, Bien cordialement Nina

 

 

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Bonjour à tous, et merci au passage pour vous qui êtes venus participer à à cette discussion.

Nina, c'était un bon tuyau de chercher avec termes  anglais " physiological insulin resistance" . Ô Miracle ! J'ai trouvé  plein de choses intéressantes  et même, plutôt positives ! 

 Ces dernier jours, dans mes mesures je constate que malgré une glycémie un peu plus élevée ( entre 0.85 et 0.92) mon taux de cétones reste autour de 1.   

 

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